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Tableau frais kilométrique 2026 : barème, calcul et règles à connaître

October 23, 2026/in Blog /by escec

L’essentiel à retenir

  • Les frais kilométriques permettent de prendre en charge l’utilisation d’un véhicule personnel pour des déplacements professionnels, sans avoir à fournir une facture pour chaque dépense de carburant, d’entretien ou d’assurance.
  • Le montant des indemnités est calculé à partir d’un barème fiscal officiel. Celui-ci varie selon la catégorie du véhicule, sa puissance fiscale en chevaux fiscaux (CV), indiquée sur la carte grise, et la distance parcourue au cours de l’année.
  • Lorsque les conditions applicables sont respectées, ce dispositif permet de prendre en compte les dépenses liées aux déplacements professionnels tout en limitant les risques de redressement fiscal.

Pour savoir comment appliquer ces règles à votre situation, il faut examiner les conditions d’éligibilité, les trajets concernés, les formules de calcul et le traitement fiscal des remboursements.

Sommaire

  1. Que sont les indemnités kilométriques ?
  2. Qui peut bénéficier des indemnités kilométriques ?
  3. Quels trajets sont pris en compte dans les frais kilométriques ?
  4. Quel est le barème kilométrique applicable en 2026 ?
  5. Comment les remboursements sont-ils traités fiscalement ?

Vous utilisez votre véhicule personnel pour vos déplacements professionnels et vous souhaitez savoir comment déclarer vos frais kilométriques ? Entre le barème, les calculs, les justificatifs nécessaires et les règles fiscales, plusieurs éléments doivent être vérifiés. Un trajet oublié ou une formule mal appliquée peut notamment entraîner des difficultés lors d’un contrôle.

La question se pose particulièrement au moment de préparer le bilan comptable et la liasse fiscale, lorsque les indemnités sont enregistrées parmi les charges et peuvent être examinées par l’administration fiscale.

Ce guide présente les règles à connaître pour déterminer qui peut bénéficier des frais kilométriques, consulter le tableau frais kilométrique 2026 et calculer le montant des indemnités correspondant aux déplacements effectués.

1. Que sont les indemnités kilométriques ?

Avant d’aborder les formules et les différents barèmes, il est important de comprendre le principe des indemnités kilométriques et les situations dans lesquelles elles peuvent être utilisées.

Lorsque vous prenez votre véhicule personnel pour effectuer un déplacement professionnel, vous supportez plusieurs dépenses : carburant, entretien, assurance et usure du véhicule, entre autres.

Les indemnités kilométriques, également appelées frais kilométriques, permettent de prendre en compte ces coûts. Leur calcul est encadré par l’administration fiscale et doit respecter un barème officiel ainsi que des conditions précises.

Comment fonctionnent les frais kilométriques ?

Le remboursement ne repose pas sur l’addition de toutes vos dépenses réelles. Vous n’avez donc pas besoin de calculer séparément le coût de chaque plein de carburant ou de chaque intervention d’entretien pour déterminer le montant de vos indemnités.

Le principe consiste à appliquer un montant forfaitaire défini par un barème fiscal. Celui-ci tient compte des caractéristiques du véhicule et du nombre de kilomètres parcourus pour des raisons professionnelles.

Vous n’avez pas à transmettre systématiquement les factures de carburant, d’entretien ou d’assurance. En revanche, vous devez pouvoir démontrer que les déplacements ont réellement eu lieu et qu’ils étaient liés à votre activité. Votre relevé doit notamment mentionner la date, le trajet, le motif professionnel et la distance parcourue.

Le montant dépend principalement de deux éléments :

  • La distance parcourue : le nombre de kilomètres effectués au cours de l’année dans le cadre des déplacements professionnels.
  • Les caractéristiques du véhicule : notamment sa puissance fiscale, exprimée en chevaux fiscaux et indiquée sur la carte grise.

Prenons un exemple concret. Vous êtes salarié ou dirigeant et vous utilisez votre voiture personnelle pour rejoindre un rendez-vous professionnel situé à 25 km de votre domicile. Le trajet aller-retour représente 50 km.

Sous réserve du respect des conditions applicables, ces 50 km peuvent être pris en compte dans le calcul de vos indemnités kilométriques. Il suffit alors d’appliquer la formule correspondant à votre véhicule et à la distance annuelle concernée.

Le barème permet ainsi de déterminer un montant forfaitaire sans avoir à reconstituer individuellement toutes les dépenses liées au véhicule.

Quelles dépenses sont couvertes par les frais kilométriques ?

Le barème kilométrique est conçu pour tenir compte des principaux coûts liés à l’utilisation habituelle d’un véhicule. Il intègre notamment :

  • La dépréciation du véhicule : la perte progressive de sa valeur au fil du temps et de son utilisation.
  • Les réparations et l’entretien : les dépenses nécessaires pour maintenir le véhicule en état de fonctionnement.
  • L’achat des pneus : leur remplacement lié à l’usure.
  • Le carburant : l’essence ou le diesel consommé pendant les déplacements.
  • L’assurance : les frais associés à la couverture du véhicule.

Le carburant étant déjà inclus dans le barème, il ne doit pas être remboursé une seconde fois pour les mêmes trajets au titre des indemnités kilométriques. Lorsqu’une entreprise fournit une carte carburant à un salarié, la question d’un éventuel avantage en nature peut également se poser, notamment si le carburant sert à des déplacements personnels.

Il faut par ailleurs distinguer les indemnités calculées au barème des dépenses de carburant directement prises en charge par l’entreprise. Dans ce second cas, la possibilité de déduire la TVA dépend notamment du type de véhicule, du carburant utilisé et des conditions légales du droit à déduction.

Certains frais ne sont toutefois pas compris dans le barème.

Les péages et les frais de stationnement peuvent faire l’objet d’un remboursement distinct, à condition de conserver les justificatifs correspondants, comme les tickets de péage et les factures de parking.

Le prix d’achat du véhicule, quant à lui, n’est pas remboursé directement au moyen des indemnités kilométriques. Le barème prend en compte l’usure et la dépréciation progressive liée à l’utilisation du véhicule, mais pas son acquisition en tant que telle.

Lorsqu’une entreprise possède son propre véhicule, le traitement comptable et fiscal est différent. Il convient alors d’examiner les règles applicables à l’amortissement du véhicule, en fonction de sa nature et de son utilisation.

À retenir : les indemnités kilométriques couvrent les principaux frais liés à l’utilisation d’un véhicule personnel pour des déplacements professionnels. Leur montant est déterminé au moyen d’un barème fiscal, sans justificatif individuel pour chaque dépense intégrée dans celui-ci. Les frais de péage et de stationnement peuvent être remboursés séparément sur présentation des pièces justificatives.

2. Qui peut bénéficier des indemnités kilométriques ?

Après avoir compris le fonctionnement du dispositif, il reste à déterminer si votre statut et votre véhicule vous permettent d’en bénéficier.

Les personnes concernées

Les indemnités kilométriques s’adressent principalement aux personnes qui utilisent leur véhicule personnel pour effectuer des déplacements professionnels, notamment :

  • Les salariés et les personnes assimilées salariées, quel que soit leur niveau de rémunération ou leur position : salarié au SMIC, cadre ou cadre dirigeant.
  • Certains dirigeants, en fonction de leur statut social et fiscal et des règles applicables à leur situation.

Pour les professionnels relevant des bénéfices non commerciaux (BNC), les modalités de déduction des frais de véhicule dépendent notamment du régime fiscal et de la méthode retenue pour comptabiliser ces dépenses. Il est donc nécessaire de comparer le régime des frais réels et les possibilités de déduction correspondant à la situation professionnelle concernée.

Les personnes exerçant une profession libérale doivent également examiner les conséquences du choix entre un véhicule personnel et un véhicule professionnel. Cette décision peut influencer le montant des charges déductibles et le traitement fiscal des dépenses automobiles.

Quels véhicules sont concernés ?

Dans les situations les plus courantes, les indemnités kilométriques concernent l’utilisation d’un véhicule personnel de l’une des catégories suivantes :

  • Une voiture.
  • Une moto ou un scooter.

Le dispositif repose sur l’utilisation d’un véhicule personnel. Si l’entreprise acquiert plutôt un véhicule utilitaire, d’autres règles doivent être examinées, notamment celles qui encadrent la TVA applicable aux véhicules utilitaires.

Quelles sont les conditions pour bénéficier des indemnités kilométriques ?

Deux conditions essentielles doivent être réunies.

Première condition : utiliser un véhicule personnel.

Le véhicule ne doit pas être inscrit à l’actif de l’entreprise ni mis à disposition par celle-ci. Si une entreprise fournit une voiture à un salarié et l’autorise à l’utiliser pour ses déplacements privés, cet usage peut constituer un avantage en nature soumis à des règles sociales et fiscales spécifiques.

Si l’entreprise choisit de louer un véhicule, elle doit examiner les règles applicables aux loyers et à leur déduction. La TVA sur la location d’un véhicule n’est pas systématiquement récupérable : cela dépend notamment des caractéristiques du véhicule et de son utilisation.

Le choix entre utiliser son véhicule personnel et acquérir ou louer un véhicule au nom de l’entreprise mérite donc une analyse adaptée. La fiscalité des véhicules de société, les frais d’entretien, les possibilités d’amortissement et l’usage prévu doivent notamment être pris en compte.

Deuxième condition : justifier la réalité des déplacements professionnels.

L’entreprise doit être en mesure de démontrer que les frais engagés correspondent à des déplacements effectivement réalisés dans le cadre de l’activité professionnelle.

Pour cela, il convient d’établir un relevé d’indemnités kilométriques comportant les informations suivantes :

  • Le mode de transport utilisé.
  • La puissance fiscale du véhicule.
  • Le type de motorisation : thermique ou électrique.
  • La date de chaque déplacement.
  • Le trajet effectué.
  • Le motif professionnel du déplacement.
  • La distance parcourue.

En pratique, un salarié ou un dirigeant utilisant son véhicule personnel pour ses déplacements professionnels peut être concerné par le dispositif. Pour justifier les remboursements, il faut à la fois utiliser un véhicule répondant aux conditions requises et conserver un relevé suffisamment détaillé des trajets et des caractéristiques du véhicule.

3. Quels trajets sont pris en compte dans les frais kilométriques ?

Tous les déplacements ne sont pas soumis aux mêmes règles. Pour calculer correctement les frais kilométriques, il faut distinguer deux catégories :

  • Les trajets entre le domicile et le lieu de travail.
  • Les déplacements réalisés dans le cadre de l’activité professionnelle.

Cas n° 1 : les trajets entre le domicile et le lieu de travail

Les trajets entre le domicile et le lieu de travail peuvent être pris en compte pour un salarié ou un dirigeant, sous réserve des conditions applicables.

La distance retenue est, en principe, limitée à 40 km par trajet.

Les règles sont les suivantes :

  • Si votre domicile se trouve à moins de 40 km de votre lieu de travail, la distance réellement parcourue est prise en compte.
  • Si la distance dépasse 40 km, seuls 40 km par trajet sont normalement retenus.

Une exception permet toutefois de prendre en compte la totalité de la distance lorsque des circonstances particulières peuvent être justifiées. Il peut notamment s’agir :

  • De difficultés liées à la scolarisation des enfants.
  • De l’impossibilité de trouver un emploi plus proche du domicile.

Prenons l’exemple d’une personne qui habite à 55 km de son lieu de travail. En l’absence de circonstances particulières justifiant la prise en compte de la distance totale, le calcul retient :

  • 40 km pour le trajet aller.
  • 40 km pour le trajet retour.

La distance retenue pour la journée est donc de 80 km, et non de 110 km.

Cas n° 2 : les déplacements professionnels

Pour les déplacements directement liés à l’activité professionnelle, l’ensemble des kilomètres effectivement parcourus peut être pris en compte, sans appliquer le plafond de 40 km prévu pour les trajets domicile-travail.

Cela concerne notamment les déplacements effectués avec un véhicule personnel pour :

  • Se rendre à un rendez-vous professionnel.
  • Réaliser une mission ou une intervention dans le cadre de son activité.
  • Partir directement de son domicile pour effectuer un déplacement professionnel.

Dans ces situations, la totalité de la distance parcourue pour le déplacement professionnel est retenue, à condition de pouvoir en justifier la réalité et le caractère professionnel.

Pour estimer le montant correspondant à votre situation, il faut ensuite sélectionner le bon barème, en fonction du véhicule et de la distance annuelle parcourue.

En résumé : les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels peuvent tous deux entrer dans le calcul des frais kilométriques. Toutefois, la distance domicile-travail est généralement limitée à 40 km par trajet, sauf exception justifiée, tandis que les déplacements professionnels sont pris en compte dans leur intégralité.

4. Quel est le barème kilométrique applicable en 2026 ?

Le tableau frais kilométrique 2026 permet de déterminer le montant forfaitaire correspondant aux déplacements professionnels effectués avec un véhicule personnel.

Le barème fiscal est publié par l’administration fiscale chaque année. Son application repose sur trois critères :

  • Le type de véhicule utilisé.
  • Sa puissance fiscale.
  • Le nombre de kilomètres parcourus au cours de l’année pour des déplacements professionnels.

Une fois ces informations identifiées, vous pouvez sélectionner la ligne et la tranche kilométrique correspondantes, puis appliquer la formule indiquée dans le tableau.

Les tableaux ci-dessous reprennent les montants et les formules du barème 2026 fournis dans le document de référence.

Tableau des frais kilométriques 2026 pour les voitures thermiques

Pour calculer vos indemnités, commencez par relever la puissance fiscale de votre voiture sur la carte grise. Repérez ensuite la tranche correspondant au nombre de kilomètres parcourus sur l’année et appliquez la formule indiquée.

Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,316) + 1 065 € d × 0,370
4 CV d × 0,606 (d × 0,340) + 1 330 € d × 0,407
5 CV d × 0,636 (d × 0,357) + 1 395 € d × 0,427
6 CV d × 0,665 (d × 0,374) + 1 457 € d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,394) + 1 515 € d × 0,470

Exemple de calcul :

Vous utilisez une voiture thermique de 6 CV et vous avez parcouru 1 000 km sur l’année pour des déplacements professionnels. Vous relevez de la tranche allant jusqu’à 5 000 km.

La formule applicable est :

d × 0,665

Le calcul est donc le suivant :

1 000 × 0,665 = 665 €

Le montant obtenu pour 1 000 km est de 665 €.

Tableau des frais kilométriques 2026 pour les voitures électriques

Les véhicules électriques bénéficient d’un barème spécifique. Depuis 2021, celui-ci est majoré de 20 % par rapport au barème applicable aux voitures thermiques.

La méthode de calcul reste la même : identifiez la puissance fiscale du véhicule, choisissez la tranche kilométrique correspondant à votre distance annuelle, puis appliquez la formule indiquée.

Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,635 (d × 0,379) + 1 278 € d × 0,444
4 CV d × 0,727 (d × 0,408) + 1 596 € d × 0,488
5 CV d × 0,763 (d × 0,428) + 1 674 € d × 0,512
6 CV d × 0,798 (d × 0,449) + 1 748 € d × 0,536
7 CV et plus d × 0,836 (d × 0,473) + 1 818 € d × 0,564

Exemple de calcul :

Vous conduisez une voiture électrique de 6 CV et vous avez parcouru 1 000 km sur l’année pour des déplacements professionnels. La distance relève de la tranche allant jusqu’à 5 000 km.

La formule à utiliser est :

d × 0,798

Le calcul donne :

1 000 × 0,798 = 798 €

Le montant obtenu pour 1 000 km est donc de 798 €.

Tableau des frais kilométriques 2026 pour les deux-roues

Le barème distingue les motocyclettes et les cyclomoteurs. Ces catégories disposent de grilles différentes, car leurs caractéristiques techniques et leurs coûts d’utilisation ne sont pas identiques.

Barème pour les motocyclettes de plus de 50 cm³ pouvant dépasser 50 km/h

Cette grille concerne les motocyclettes dont la cylindrée est supérieure à 50 cm³ et qui peuvent circuler à une vitesse supérieure à 50 km/h.

Puissance fiscale Jusqu’à 3 000 km De 3 001 à 6 000 km Au-delà de 6 000 km
1 ou 2 CV d × 0,395 (d × 0,099) + 891 € d × 0,248
3, 4 ou 5 CV d × 0,468 (d × 0,082) + 1 158 € d × 0,275
Plus de 5 CV d × 0,606 (d × 0,079) + 1 583 € d × 0,343

Exemple de calcul :

Vous utilisez une moto de 3 à 5 CV et vous avez parcouru 1 000 km sur l’année. Vous relevez de la tranche allant jusqu’à 3 000 km.

La formule applicable est :

d × 0,468

Le calcul est le suivant :

1 000 × 0,468 = 468 €

Le montant des frais kilométriques obtenu est de 468 €.

Barème pour les cyclomoteurs de moins de 50 cm³ limités à 45 km/h

Les cyclomoteurs dont la cylindrée est inférieure à 50 cm³ et dont la vitesse maximale est de 45 km/h relèvent d’une grille distincte.

Distance parcourue Formule de calcul
Jusqu’à 3 000 km d × 0,315
De 3 001 à 6 000 km (d × 0,079) + 711 €
Au-delà de 6 000 km d × 0,198

Exemple de calcul :

Vous parcourez 2 000 km avec un cyclomoteur au cours de l’année. Cette distance appartient à la tranche allant jusqu’à 3 000 km.

La formule à appliquer est :

d × 0,315

Le calcul donne :

2 000 × 0,315 = 630 €

Le montant obtenu est de 630 €.

Comment lire et utiliser le tableau frais kilométrique 2026 ?

Pour éviter les erreurs de calcul, suivez ces étapes :

  1. Identifiez le type de véhicule utilisé : voiture thermique, voiture électrique, motocyclette ou cyclomoteur.
  2. Vérifiez sa puissance fiscale sur la carte grise lorsque le barème repose sur ce critère.
  3. Calculez la distance annuelle correspondant aux déplacements professionnels admissibles.
  4. Repérez la tranche kilométrique appropriée dans le tableau.
  5. Appliquez la formule indiquée pour obtenir le montant forfaitaire correspondant.

Dans les formules, d désigne la distance parcourue en kilomètres.

Il est important de sélectionner la bonne grille avant d’effectuer le calcul. Une voiture électrique et une voiture thermique ne relèvent pas du même barème, et les deux-roues disposent de formules spécifiques.

À retenir : le calcul des frais kilométriques en 2026 dépend de la catégorie du véhicule, de sa puissance fiscale lorsqu’elle est prévue dans le barème et du kilométrage annuel. Les voitures électriques bénéficient d’une majoration de 20 % selon les règles présentées ici. Le montant se détermine en appliquant la formule correspondant à la tranche de distance concernée.

5. Comment les remboursements de frais kilométriques sont-ils traités fiscalement ?

Après avoir calculé le montant des indemnités, il reste à comprendre leurs conséquences fiscales. En règle générale, un remboursement conforme au barème et correspondant à des déplacements professionnels réels n’est pas imposable pour la personne remboursée, sous réserve du respect des conditions applicables.

Pour l’entreprise qui rembourse les frais

Les indemnités kilométriques peuvent être enregistrées comme des dépenses liées à l’activité professionnelle. Elles peuvent ainsi contribuer à réduire le bénéfice imposable, à condition que leur réalité et leur montant soient correctement justifiés.

Deux éléments doivent notamment pouvoir être démontrés :

  • Les déplacements ont réellement été effectués dans le cadre du travail.
  • Le montant des indemnités a été calculé conformément au barème fiscal applicable.

Pour justifier les sommes remboursées, il faut conserver une note de frais mentionnant :

  • La date du déplacement.
  • Le trajet réalisé.
  • Le motif professionnel.
  • La distance parcourue.
  • Les informations relatives au véhicule utilisé.

Le remboursement des frais kilométriques ne dispense toutefois pas automatiquement l’entreprise de ses autres obligations fiscales. Selon les véhicules concernés et leurs conditions d’utilisation, des taxes spécifiques sur les véhicules affectés à des fins économiques peuvent notamment s’appliquer. La taxe sur les véhicules de société (TVS) correspond aujourd’hui à deux taxes annuelles distinctes, dont l’application dépend de la situation concernée.

Pour le salarié ou le dirigeant remboursé

Lorsque les indemnités correspondent à des déplacements réellement effectués et que les règles applicables sont respectées, le remboursement :

  • Ne s’ajoute pas au salaire en tant que rémunération.
  • N’est, en principe, soumis ni à l’impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales, sous réserve des conditions prévues par la réglementation.

Le traitement fiscal favorable dépend donc du respect du barème et de la capacité à justifier les trajets professionnels.

Quelles sont les conséquences d’une erreur ou d’un dépassement du barème ?

Un risque fiscal apparaît notamment dans deux situations :

  • Le montant remboursé dépasse le barème kilométrique applicable.
  • Les déplacements ou les frais ne sont pas suffisamment justifiés.

Dans ces circonstances, l’administration fiscale peut requalifier tout ou partie des sommes versées en rémunération. Les montants concernés peuvent alors devenir imposables et entraîner, selon le cas, un rappel d’impôt, un redressement des cotisations sociales et l’application éventuelle de pénalités.

Il est donc essentiel de vérifier les distances déclarées, les caractéristiques du véhicule, la formule retenue et les justificatifs associés.

En résumé : lorsque le barème est correctement appliqué et que les trajets sont justifiés, les indemnités kilométriques peuvent être comptabilisées comme des dépenses professionnelles sans être imposables pour la personne remboursée, sous réserve des règles applicables. En cas de dépassement ou de justificatifs insuffisants, une requalification fiscale et sociale est possible.

Conclusion : les points essentiels à retenir sur les frais kilométriques en 2026

Les frais kilométriques permettent de calculer le montant forfaitaire correspondant à l’utilisation d’un véhicule personnel pour des déplacements professionnels.

Pour que les indemnités soient correctement prises en compte en cas de contrôle fiscal, plusieurs précautions sont nécessaires :

  • Appliquer le barème fiscal correspondant au véhicule et au kilométrage annuel.
  • Conserver la trace des déplacements, avec leur date, leur motif et leur distance.
  • Distinguer les trajets entre le domicile et le lieu de travail des déplacements professionnels, puisque les règles de calcul diffèrent.
  • Vérifier la puissance fiscale et la catégorie du véhicule avant de sélectionner la formule.
  • Conserver les justificatifs des dépenses pouvant être remboursées séparément, comme les péages et le stationnement.

Une fois ces éléments vérifiés, le tableau frais kilométrique 2026 permet de déterminer le montant forfaitaire à partir de la formule correspondant à votre situation.

Enfin, les règles fiscales et les conditions d’application doivent être examinées au regard de votre statut et de votre utilisation du véhicule. En cas de doute, une vérification des calculs et des justificatifs permet de limiter les risques d’erreur.

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