Cash flow : définition, intérêt et calcul (2026)
L’article en bref cash flow
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Il permet d’évaluer la situation actuelle et future de la trésorerie d’une entreprise, un indicateur clé de sa solidité financière.
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Il repose sur l’écart entre encaissements et décaissements, ainsi que sur la capacité d’autofinancement (CAF).
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Il est indispensable pour rembourser les emprunts, anticiper les investissements et soutenir une stratégie de croissance durable.
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Une bonne gestion limite les risques de tensions financières et facilite la planification à long terme.
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En immobilier,il mesure la rentabilité nette d’un investissement locatif après déduction de toutes les charges.
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Il immobilier positif favorise la stabilité financière et permet de financer de nouveaux projets.
Sommaire
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Qu’est-ce que le cash flow d’une entreprise ? Définition et traduction
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Pourquoi il est important ?
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Les différentes catégories
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Comment le calculer ?
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Qu’est-ce que le free ou le net ?
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Comment interpréter un qui est positif ou négatif ?
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Qu’est-ce que il est en immobilier ?
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Il est prévisionnel pour anticiper les besoins futurs
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Nos conseils d’expert-comptable pour optimiser votre cash flow
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FAQ
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Sources et références
Au cours de chaque exercice comptable, la trésorerie d’une entreprise est marquée par de nombreux mouvements financiers : entrées et sorties d’argent se succèdent sur ses comptes. Ces flux de trésorerie, peuvent être classés en différentes catégories (operating , investing , financing ) afin d’analyser plus finement l’évolution de la trésorerie et, par extension, la performance financière de l’entreprise. Mais que recouvre réellement la notion d’elle et pourquoi constitue-t-elle un levier essentiel pour la pérennité d’une organisation ?
Qu’est-ce que le cash flow d’une entreprise ? Définition et traduction
Les notions essentielles pour le comprendre
Le cash flow d’une entreprise correspond à l’état présent et futur de ses flux de trésorerie.
Pour appréhender cette notion, quelques bases comptables sont nécessaires, à commencer par celle de trésorerie.
La trésorerie représente le solde issu de la différence entre les encaissements et les décaissements.
Elle varie notamment en fonction des délais de paiement accordés ou reçus. Par exemple, une vente réalisée en septembre mais réglée en novembre n’apparaîtra dans la trésorerie qu’au moment de l’encaissement effectif, en novembre.
Un deuxième niveau d’analyse, particulièrement important en cas de recours à l’emprunt, repose sur le calcul de la capacité d’autofinancement (CAF). Celle-ci permet aux financeurs d’évaluer le risque qu’ils prennent en prêtant à un entrepreneur.
C’est grâce à la CAF que le remboursement du capital est assuré, seuls les intérêts étant fiscalement déductibles du résultat imposable.
Son intérêt réside dans le fait qu’elle transforme le résultat net comptable en trésorerie potentielle, en y ajoutant notamment les amortissements pratiqués sur l’exercice. Ces derniers réduisent le résultat fiscal sans entraîner de sortie de trésorerie réelle.
La CAF correspond donc à la trésorerie que l’entreprise aurait en fin d’exercice si :
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la trésorerie de départ était nulle ;
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toutes les recettes étaient encaissées immédiatement ;
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toutes les dépenses étaient réglées sans délai.
Le cash flow reprend ces principes liés à la trésorerie et à la CAF, mais en corrige certaines limites, comme nous allons le voir.
Cash flow vs trésorerie : quelle différence ?
Il ne se confond pas avec la trésorerie, car il en propose une lecture plus dynamique.
La trésorerie correspond au solde bancaire disponible à un instant donné : il s’agit concrètement du « cash en caisse », calculé comme la différence entre encaissements et décaissements au moment de l’observation.
Il, quant à lui, s’intéresse aux mouvements des flux financiers sur une période donnée. Il prend en compte les variations des liquidités ainsi que les délais de paiement et de recouvrement. Il offre ainsi une vision plus précise de l’évolution de la trésorerie d’une entreprise dans le temps et permet d’orienter sa politique d’investissement en fonction de ses objectifs financiers.
En comptabilité, une entreprise doit toujours disposer d’un solde positif sur ses comptes, ce qui signifie que ses investissements sont financés par sa trésorerie disponible. Toutefois, il est possible d’avoir une trésorerie positive tout en affichant un cash flow négatif. Cela signifie qu’à un instant T, les entrées d’argent excèdent les sorties, mais que des décaissements futurs non encore enregistrés viendront altérer la situation.
Dans ce cas, le négatif révèle que l’entreprise consomme davantage de ressources qu’elle n’en génère réellement.
Pourquoi le cash flow est important ?
Le cash flow est un indicateur central, car il permet d’anticiper les tensions de trésorerie à venir (paiement d’impôts, de taxes, de charges sociales, etc.) et de prévoir les futurs investissements générateurs de valeur.
Encore faut-il être capable d’assumer ces dépenses ou de prouver à un cofinanceur que l’investissement envisagé ne mettra pas en péril la trésorerie de l’entreprise.
Le cash flow constitue donc un levier stratégique pour l’avenir d’une organisation. En cas de cash flow négatif, plusieurs options peuvent s’offrir au dirigeant :
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mobiliser ses ressources personnelles ;
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céder une partie de son capital contre des liquidités, au risque de perdre une part de contrôle ;
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reporter certains investissements ou projets de développement.
L’objectif est donc de maintenir un cash flow au minimum à l’équilibre, et idéalement positif.
Le suivi régulier du cash flow fait partie des indicateurs majeurs pour piloter la situation financière d’une entreprise. Il peut être complété par l’analyse du bilan et du compte de résultat en fin d’exercice pour obtenir une vision globale et objective.
Le cash flow demeure néanmoins une source d’informations essentielle pour la gestion quotidienne des flux financiers.
La santé financière de l’entreprise
Le cash flow reflète la situation de trésorerie à un moment donné, mais ne suffit pas à lui seul à juger la rentabilité globale de l’entreprise. Si les sorties de fonds dépassent les entrées, un déséquilibre s’installe et peut fragiliser durablement la structure en réduisant ses ressources immédiatement mobilisables.
La gestion de la trésorerie
Le cash flow joue un rôle déterminant dans l’anticipation des aléas de trésorerie. Il permet d’établir des prévisions sur les périodes de surplus ou de déficit de liquidités, souvent liées aux délais de paiement.
Cette démarche, appelée cash flow forecasting, intègre les encaissements et décaissements futurs afin de :
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dégager une tendance positive ou négative de trésorerie ;
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prévenir les crises de liquidité ;
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prendre les mesures correctives en amont.
La mesure de la performance
Il constitue également un outil d’évaluation de la performance financière de l’entreprise. Il permet d’analyser la manière dont celle-ci génère de la trésorerie et mobilise ses ressources. En mettant en évidence les différents flux financiers, le cash flow met en lumière la capacité d’autofinancement, de distribution de dividendes et de développement de l’activité.
L’attrait du cash flow pour les investisseurs
Les créanciers accordent une importance particulière au lui, car il renseigne sur la capacité de l’entreprise à produire de la trésorerie et donc à honorer ses engagements financiers. Un cash flow solide rassure les investisseurs quant à l’aptitude de la structure à financer son avenir.
L’indicateur de solvabilité
Un cash flow positif est indispensable pour assurer la pérennité de l’entreprise. Il démontre qu’elle dispose des fonds nécessaires pour faire face à ses charges courantes à court terme : salaires, factures fournisseurs, impôts, loyers et autres dépenses récurrentes.
La planification et l’anticipation
L’analyse du cash flow permet non seulement de prévenir les difficultés potentielles, mais aussi d’anticiper les besoins futurs en liquidités. Elle offre ainsi la possibilité de planifier sereinement les dépenses à venir et d’éviter toute mauvaise surprise au moment des décaissements.
L’aide à la prise de décision
Il sain facilite grandement la prise de décisions stratégiques. Lorsqu’il est positif et maîtrisé, le dirigeant peut envisager :
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le recrutement de nouveaux collaborateurs ;
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l’expansion de l’activité ;
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la recherche et le développement de nouveaux produits ou services.
À l’inverse, un qui est négatif contraint à revoir les priorités, à réévaluer l’endettement et à mettre en œuvre des mesures correctrices pour restaurer l’équilibre financier.
Les différentes catégories de cash flow
Pour analyser finement les flux de trésorerie d’une entreprise, il est nécessaire de distinguer plusieurs types de cash flow :
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le cash flow des activités d’exploitation (operating cash flow) ;
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le cash flow des activités d’investissement (investing cash flow) ;
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le cash flow des activités de financement (financing cash flow).
Le cash flow des activités d’exploitation
Il concerne exclusivement les flux liés à l’activité courante de l’entreprise. L’operating cash flow correspond à la différence entre les revenus issus des ventes de biens ou de services et les dépenses nécessaires à l’exploitation (salaires, fournisseurs, loyers, charges diverses, etc.).
Le solde obtenu permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie grâce à son activité principale.
Le cash flow des activités d’investissement
Moins fréquent dans les petites et moyennes entreprises, ce type de cash flow concerne surtout les opérations d’acquisition ou de cession d’actifs.
Ces actifs peuvent être :
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matériels : locaux, véhicules, équipements professionnels ;
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immatériels : fonds de commerce, brevets, titres financiers.
Le cash flow d’investissement correspond alors à la différence entre les flux entrants et sortants générés par ces opérations, financées par la trésorerie disponible.
Le cash flow des activités de financement
Il regroupe les flux liés aux ressources mobilisées pour financer le développement de l’entreprise lorsque l’autofinancement ne suffit pas.
Le financing cash flow peut provenir notamment :
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d’un emprunt professionnel ;
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d’une augmentation de capital ;
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de subventions ;
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d’apports en compte courant ;
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de toute autre source de financement externe.
Cet indicateur permet également de vérifier que le remboursement des dettes s’effectue dans de bonnes conditions.
Les trois niveaux d’analyse du cash flow
À partir des données financières, il est possible de distinguer trois niveaux de cash flow complémentaires, offrant une vision complète de la trésorerie d’une entreprise.
Cash Flow from Operations (CFO)
Le cash flow from operations représente les flux de trésorerie générés par l’activité courante.
Il se calcule à partir du résultat net, auquel on ajoute les charges non décaissées (amortissements, provisions), puis on ajuste la variation du fonds de roulement (créances clients, dettes fournisseurs, stocks, etc.).
Il s’agit d’un indicateur clé de la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie uniquement par son exploitation, indépendamment des investissements et des financements.
Formule :
CFO = Résultat net + Charges non décaissées (amortissements, provisions) + Variation du fonds de roulement
Free Cash Flow (FCF)
Le free cash flow découle du cash flow from operations, auquel on soustrait les investissements en capital (Capex), nécessaires au maintien ou au développement de l’activité (achat d’équipements, d’immeubles, etc.).
Il représente la trésorerie réellement disponible après couverture des besoins d’investissement. Les actionnaires y prêtent une attention particulière, car il indique les sommes mobilisables pour verser des dividendes ou financer de nouveaux projets.
Formule :
FCF = CFO – Investissements en capital
Cash Flow to Equity (CFE)
Le cash flow to equity correspond à la trésorerie disponible pour les actionnaires une fois toutes les obligations financières honorées.
Il est obtenu à partir du free cash flow, en déduisant les intérêts et remboursements de dettes, puis en ajoutant les nouveaux emprunts contractés.
Il reflète la trésorerie réellement distribuable après paiement des créanciers.
Formule :
CFE = FCF – Intérêts payés – Remboursements de dette + Nouveaux emprunts
Ces trois indicateurs sont étroitement liés : le cash flow from operations constitue la base du free cash flow, lui-même utilisé pour calculer le cash flow to equity. Ensemble, ils offrent une analyse complète de la gestion de trésorerie.
Comment calculer le cash flow ?
Si l’on repart du calcul de la capacité d’autofinancement (CAF), l’une de ses limites majeures est de ne pas intégrer les décalages de trésorerie. Or, ces derniers sont générés par les encaissements différés et les charges réglées ultérieurement (achats, impôts, taxes, etc.).
Ces décalages sont inhérents au cycle d’exploitation et se traduisent par la variation du besoin en fonds de roulement (BFR), calculée comme suit :
BFR = (créances clients + créances fiscales + stocks) – (dettes fournisseurs + dettes fiscales et sociales)
Le cash flow correspond précisément aux flux de trésorerie effectivement générés sur une période donnée, ce qui intéresse particulièrement les investisseurs, puisque la valeur d’une entreprise dépend en partie de sa capacité à produire des liquidités.
De manière simplifiée, le cash flow se calcule comme la différence entre flux entrants et flux sortants :
Cash flow = produits encaissés – charges décaissées
Les produits encaissés comprennent l’ensemble des recettes : ventes de biens ou de services, subventions, produits financiers, etc.
Les charges décaissées englobent toutes les dépenses liées à l’activité : salaires, loyers, factures fournisseurs, charges courantes.
Cependant, pour être pertinent, le calcul du cash flow doit intégrer les décalages liés aux délais de paiement, ce qui implique de tenir compte de la variation du BFR.
Il peut alors être formulé ainsi :
Résultat de l’exercice
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Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
– Reprises sur dépréciations et provisions
– Résultat exceptionnel
– Variation du BFR
On peut également résumer :
Operating cash flow = capacité d’autofinancement – variation du BFR
Qu’est-ce que le free cash flow ou cash flow net ?
Calcul du free cash flow
Le calcul du free cash flow intègre également les notions d’investissements et de désinvestissements.
Le free cash flow correspond à la trésorerie nette restante après prise en compte des investissements à venir (nets des cessions d’actifs), et après déduction :
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de l’impôt sur les sociétés (IS) sur le résultat d’exploitation ;
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des liquidités générées par les investissements ;
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des dépenses engagées pour l’exploitation et le développement de l’activité ;
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du besoin en fonds de roulement (BFR).
Il peut donc se calculer ainsi :
Free cash flow = cash flow from operations – investissements (nets des désinvestissements)
Cet indicateur est fondamental pour évaluer la performance économique d’une entreprise et l’évolution de ses besoins de financement.
Quelle différence entre résultat net et cash flow net ?
Le résultat net et le free cash flow ne recouvrent pas la même réalité.
Le résultat net est un indicateur économique et comptable. Il correspond à la différence entre les produits et les charges de l’exercice, et reflète le bénéfice ou la perte enregistrée.
Le cash flow net, quant à lui, est un indicateur de trésorerie. Il représente la trésorerie réellement disponible après couverture des dépenses d’exploitation et des investissements. Il mesure la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes et à dégager de nouvelles liquidités.
Comment interpréter un cash flow positif ou négatif ?
Après analyse des différents flux, le cash flow d’une entreprise peut être positif ou négatif.
Le cash flow positif
Un cash flow positif signifie que les entrées de trésorerie excèdent les sorties sur la période considérée. Il traduit une situation financière saine.
L’entreprise dispose alors de ressources qu’elle peut mobiliser pour :
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rembourser ses dettes ;
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investir dans de nouveaux projets ;
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distribuer des dividendes ;
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constituer des réserves pour l’avenir.
Attention toutefois à ne pas confondre cash flow positif et rentabilité comptable. Un cash flow excédentaire peut résulter de fortes entrées de trésorerie avant paiement de certaines charges, sans refléter nécessairement la performance économique globale. La rentabilité se mesure en fin d’exercice via le compte de résultat.
Le cash flow négatif
Un cash flow négatif indique que l’entreprise décaisse plus qu’elle n’encaisse. Cette situation peut rapidement fragiliser la trésorerie et créer un déficit structurel si elle se prolonge.
Il convient alors d’analyser l’origine de ces sorties. Il peut s’agir d’investissements importants dont le retour sur investissement tarde à se matérialiser. Si ces dépenses ont été anticipées dans un prévisionnel fiable et que la situation est temporaire, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Dans le cas contraire, le dirigeant devra envisager des solutions telles que :
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contracter un nouvel emprunt ;
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céder une partie de ses titres ;
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revoir certaines charges pour les réduire ou les supprimer ;
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injecter des fonds personnels.
Un cash flow négatif nuit à l’image de l’entreprise auprès des investisseurs et des banques, et peut compromettre son développement.
La prise de décisions stratégiques
Le cash flow est un indicateur clé pour le pilotage de l’entreprise et doit être suivi régulièrement, notamment à l’aide d’un tableau de trésorerie.
Il permet d’arbitrer entre :
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les flux générés par l’exploitation ;
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ceux issus des cessions d’actifs ;
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et ceux provenant de financements externes.
Un cash flow largement positif offre au dirigeant la possibilité d’investir pour créer davantage de valeur. À l’inverse, un cash flow dégradé impose la mise en place de mesures correctives pour redresser la situation.
Qu’est-ce que le cash flow en immobilier ?
En immobilier, le cash flow repose sur le même principe : dégager une rentabilité nette positive après déduction de toutes les charges.
Il correspond au solde restant une fois retranchés des loyers encaissés :
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les mensualités d’emprunt ;
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l’assurance emprunteur ;
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les charges de copropriété et d’entretien ;
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la taxe foncière ;
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l’assurance propriétaire non occupant (PNO), etc.
Il faut noter que les banques ne prennent généralement en compte qu’environ 70 % des loyers prévisionnels (parfois un peu plus) pour le calcul de la capacité d’endettement, afin de se prémunir contre les risques d’impayés ou de vacance locative.
Le marché immobilier est soumis à des contraintes bien connues :
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un taux d’endettement plafonné à 35 %, assurance incluse, conformément aux recommandations du HCSF devenues contraignantes depuis le 1er janvier 2022 ;
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des prix élevés dans les zones tendues ;
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un apport personnel souvent exigé ;
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un risque de vacance locative plus marqué ou de dépréciation du bien dans certaines zones éloignées des pôles économiques ou touristiques.
Chercher à obtenir un cash flow immobilier positif est donc essentiel pour l’investisseur. À défaut, cela signifie qu’en plus de son apport initial, il devra fournir un effort d’épargne mensuel pour compenser le déficit, financé par d’autres revenus ou par son épargne personnelle.
Un cash flow positif en immobilier permet notamment de :
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faire face aux imprévus (vacances locatives, travaux non anticipés, etc.) ;
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générer des revenus complémentaires en vue de nouveaux investissements.
Il est également possible de ne pas se limiter au seul cash flow, mais d’intégrer la perspective de plus-value à la revente.
En général, les biens idéalement situés offrent un rendement annuel plus modéré, mais une meilleure sécurité en cas de revente. Cette logique reste toutefois à nuancer, car il est difficile d’anticiper les évolutions du marché à long terme, comme l’a illustré la crise du Covid-19 (essor du télétravail, recherche d’espaces extérieurs, éloignement des centres urbains à budget équivalent, etc.).
Le cash flow prévisionnel pour anticiper les besoins futurs
Parmi les différentes formes de cash flow, le cash flow prévisionnel (cash flow forecasting) est particulièrement stratégique. Il consiste à estimer les encaissements et décaissements futurs sur une période généralement comprise entre 3 et 6 mois, voire jusqu’à 12 mois maximum. Au-delà, les prévisions perdent en fiabilité en raison de la variabilité des flux financiers.
Le cash flow prévisionnel permet notamment de :
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projeter l’évolution du solde de trésorerie ;
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vérifier la disponibilité des liquidités nécessaires au développement de l’activité ;
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planifier les dépenses à venir ;
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anticiper les tensions de trésorerie ;
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agir rapidement en mettant en place des solutions correctives, comme la renégociation des délais de paiement.
Pour un suivi optimal, le dirigeant peut s’appuyer sur des outils dédiés : tableaux de bord, logiciels de gestion de trésorerie, etc. Ces solutions sont particulièrement adaptées lorsque l’entreprise gère plusieurs comptes bancaires ou un volume d’activité important.
Elles offrent une vision claire et en temps réel de la trésorerie, facilitant la prise de décisions stratégiques, comme la mise en place d’un scoring client visant à :
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classer les clients selon leur profil de risque en matière de paiement ;
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adapter les conditions de vente et les délais de règlement en conséquence.
Nos conseils d’expert-comptable pour optimiser votre cash flow
Grâce à une meilleure visibilité sur les flux entrants et sortants, le dirigeant peut actionner différents leviers pour améliorer son cash flow et sécuriser la pérennité de son activité.
Optimiser les modalités de facturation et de recouvrement
Il est possible de réduire les délais de paiement accordés aux clients tout en négociant avec les fournisseurs des échéances plus longues ou des remises pour paiement anticipé. Cette stratégie permet de faire entrer les liquidités avant qu’elles ne sortent, limitant ainsi la pression sur la trésorerie.
Le suivi des créances clients est également crucial. Des retards de paiement répétés peuvent rapidement fragiliser la trésorerie. Mettre en place un processus de recouvrement efficace, voire recourir à des solutions comme l’affacturage, contribue à améliorer le cash flow.
Améliorer le processus de vente
Le dirigeant peut optimiser l’ensemble de son cycle de vente afin de facturer plus rapidement et d’accélérer l’encaissement des recettes. En réduisant le délai entre la production et la commercialisation, il génère davantage de flux entrants, améliore son excédent brut d’exploitation (EBE) et renforce sa trésorerie.
Adapter la gestion des coûts
Un examen régulier des charges permet d’identifier les postes de dépenses excessifs ou inutiles. Le dirigeant peut alors décider de réduire certains coûts, voire de supprimer ceux qui ne sont pas essentiels.
La gestion des stocks constitue un levier important : l’objectif est de disposer de quantités suffisantes pour répondre à la demande sans immobiliser inutilement de trésorerie.
Il est également possible de lisser certaines charges annuelles en négociant des modalités de paiement plus favorables.
Enfin, l’automatisation et la digitalisation de certains processus contribuent à une meilleure maîtrise des coûts. Un logiciel de gestion de trésorerie peut notamment permettre de :
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suivre les liquidités disponibles ;
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établir un prévisionnel d’encaissements et de décaissements ;
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synchroniser les données avec les comptes bancaires ;
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visualiser la trésorerie en temps réel.
Tenir un prévisionnel de trésorerie
Pour éviter toute tension de trésorerie, il est essentiel d’établir un prévisionnel précis et régulièrement actualisé. En projetant les encaissements et décaissements sur une période de 1 à 3 mois, l’entreprise peut identifier les tendances à venir et ajuster sa stratégie en conséquence.
Il est fortement recommandé de s’appuyer sur un spécialiste de la fiscalité et de la gestion financière afin d’anticiper l’impact des obligations fiscales sur la trésorerie. L’accompagnement d’un expert-comptable permet souvent d’optimiser la charge fiscale dans le respect du cadre légal et d’intégrer ces éléments dans un prévisionnel fiable.
Réaliser des investissements lucratifs
En présence d’une trésorerie excédentaire, il peut être pertinent de réaliser des placements à court terme. Bien que limités dans le temps, ils peuvent générer un rendement intéressant, susceptible d’être réinjecté dans l’activité.
Il convient toutefois de maintenir un équilibre entre les sommes investies et les liquidités disponibles, afin de ne jamais compromettre le paiement des charges courantes.
Recourir aux solutions de financement à court terme
En cas de tension de trésorerie, le dirigeant peut recourir à des financements externes, comme un prêt professionnel ou certaines facilités de crédit.
Ces apports ponctuels de liquidités permettent de combler un déficit temporaire, mais doivent être utilisés avec prudence et intégrés dans un prévisionnel fiable afin d’éviter tout risque de surendettement.
FAQ
Comment traduire le cash flow ?
Le terme anglais « cash flow » se traduit par « flux de trésorerie », « flux d’argent » ou encore « flux de liquidités ». Il désigne les ressources financières disponibles à un instant donné.
Quelle est sa formule?
Il correspond à la différence entre les entrées et les sorties de trésorerie :
Cash flow = produits encaissés – charges décaissées
Pourquoi l’actualiser régulièrement ?
Les données d’elle évoluent rapidement. Il est donc recommandé de les mettre à jour environ une fois par mois. Cette démarche permet de suivre précisément l’évolution de la trésorerie, d’anticiper la capacité d’investissement et de mieux piloter le développement du chiffre d’affaires.

