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Parahôtellerie 2027: tout savoir sur le régime parahôtelier

octobre 13, 2025/dans Blog /par escec

Mise à jour : 16 septembre 2026 – Fiscalité française de la parahôtellerie

Parahôtellerie : définition, TVA et fiscalité en 2026

La parahôtellerie désigne une activité d’hébergement meublé qui se rapproche de l’hôtellerie traditionnelle par les services proposés aux clients. Elle concerne notamment certains investisseurs en résidences touristiques, exploitants de locations saisonnières, chambres d’hôtes et logements proposés sur des plateformes de location courte durée.

Son intérêt fiscal tient notamment à son assujettissement potentiel à la TVA, qui peut permettre, lorsque les conditions sont réunies, de récupérer la TVA supportée sur certaines dépenses. Mais le régime est plus exigeant qu’une simple location meublée : les prestations proposées et leurs modalités doivent répondre à des critères précis.

Qu’est-ce que la parahôtellerie ?

Sur le plan fiscal, une activité d’hébergement peut relever de la parahôtellerie lorsque l’exploitant fournit ou propose, dans des conditions comparables à celles d’un établissement hôtelier professionnel, au moins trois des quatre prestations suivantes :

  • le petit-déjeuner ;
  • le nettoyage régulier des locaux ;
  • la fourniture de linge de maison ;
  • la réception, même non personnalisée, de la clientèle.

Ces critères sont notamment utilisés pour déterminer l’assujettissement à la TVA prévu par l’article 261 D du CGI. Le BOFiP précise également que, lorsque les services restent accessoires et ne sont pas proposés dans des conditions similaires à celles de l’hôtellerie, l’activité peut rester dans le régime de la location meublée.

Parahôtellerie et location meublée : quelle différence ?

La différence ne tient donc pas uniquement au fait que le logement soit meublé ou loué pour une courte durée.

Une location meublée classique consiste essentiellement à mettre à disposition un logement équipé. Ses revenus relèvent en principe des BIC.

À l’inverse, la parahôtellerie implique une véritable logique de services. Lorsque trois des quatre prestations réglementaires sont proposées dans des conditions similaires à celles de l’hôtellerie, l’activité sort du simple cadre de la location meublée pour les règles concernées.

Attention également aux situations dans lesquelles un propriétaire loue son logement à un exploitant professionnel. Si c’est l’exploitant locataire qui assure sous sa responsabilité les prestations hôtelières ou parahôtelières, le propriétaire n’est pas automatiquement considéré comme exploitant parahôtelier. Le BOFiP prévoit des règles spécifiques selon le contenu du contrat et l’éventuelle participation du propriétaire à la gestion ou aux résultats de l’exploitant.

Les 4 services permettant de caractériser la parahôtellerie

1. La réception de la clientèle

La réception peut être réalisée physiquement ou, dans certaines situations, de manière non personnalisée grâce à des dispositifs permettant l’accès et l’assistance des clients.

Une simple remise des clés peut toutefois être insuffisante lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’un véritable dispositif de réception comparable aux pratiques hôtelières. Le BOFiP cite notamment la simple remise des clés comme exemple de prestation ne permettant pas, à elle seule, de caractériser une activité parahôtelière.

2. Le petit-déjeuner

L’exploitant doit proposer une véritable prestation de petit-déjeuner à ses clients.

Le service peut être organisé dans les locaux prévus à cet effet ou selon les modalités adaptées à l’établissement. Un simple équipement ou distributeur automatique ne suffit pas nécessairement à caractériser la prestation dans les conditions exigées.

3. Le nettoyage régulier

Le nettoyage doit être réalisé pendant le séjour, et pas uniquement entre deux locataires.

Ainsi, un ménage effectué uniquement au départ d’un client et avant l’arrivée du suivant ne constitue pas, en principe, un nettoyage régulier comparable à celui proposé dans l’hôtellerie.

4. La fourniture de linge de maison

L’exploitant doit fournir du linge de maison dans des conditions régulières adaptées au séjour : draps, serviettes et autres textiles nécessaires à l’hébergement.

Là encore, l’objectif est de proposer une prestation qui dépasse la simple mise à disposition initiale du logement.

Comment prouver que les services parahôteliers sont réellement proposés ?

Il est important de pouvoir démontrer que les prestations sont effectivement proposées aux clients.

La preuve peut notamment résulter :

  • du site internet de l’établissement ;
  • des annonces publiées sur les plateformes ;
  • des conditions générales de location ;
  • d’un livret d’accueil ;
  • des échanges avec les clients ;
  • de documents tarifaires ;
  • de factures ou justificatifs ;
  • de documents décrivant les prestations proposées.

Le recours à une conciergerie ou à un prestataire extérieur n’empêche pas nécessairement la qualification parahôtelière lorsque les prestations sont fournies pour le compte de l’exploitant et répondent aux conditions fiscales.

Parahôtellerie et TVA : quand faut-il facturer la TVA ?

C’est l’un des principaux intérêts du régime parahôtelier.

Les prestations d’hébergement hôtelier ou parahôtelier peuvent être soumises à la TVA au taux de 10 %, sous réserve de respecter les conditions fiscales applicables.

Pour la parahôtellerie, l’accès à au moins trois des quatre services précités constitue un élément essentiel du régime de TVA.

Cela signifie qu’il ne suffit pas de proposer un logement meublé pour pouvoir récupérer la TVA sur son investissement.

La franchise en base de TVA peut-elle s’appliquer ?

Une activité parahôtelière peut, selon sa situation et son chiffre d’affaires, relever de la franchise en base de TVA.

Pour 2026, les seuils généraux de la franchise en base sont notamment de :

Situation Seuil de référence Seuil majoré
Fourniture de logement et opérations assimilées 85 000 € 93 500 €
Autres prestations de services 37 500 € 41 250 €

Les règles dépendent toutefois de la nature exacte des opérations réalisées. L’administration fiscale confirme que les prestations d’hébergement concernées relèvent de la catégorie des opérations de fourniture de logement pour la franchise en base.

Il est donc essentiel de distinguer l’assujettissement à la TVA de l’application effective de la TVA : une activité peut entrer dans le champ de la TVA mais bénéficier de la franchise en base.

L’exploitant peut également, dans certaines conditions, opter pour le paiement de la TVA. L’option prend effet au premier jour du mois au cours duquel elle est déclarée et couvre une période obligatoire de deux ans, renouvelable par tacite reconduction.

Peut-on récupérer la TVA sur l’investissement parahôtelier ?

Lorsque l’activité est effectivement soumise à la TVA et que les conditions du droit à déduction sont réunies, la TVA supportée sur les dépenses nécessaires à l’activité peut être déductible.

Cela peut notamment concerner, selon les conditions applicables :

  • certains travaux ;
  • le mobilier et les équipements ;
  • les honoraires ;
  • les prestations de conciergerie ;
  • certaines charges liées à l’exploitation ;
  • certaines acquisitions immobilières soumises à TVA.

Attention : acheter un logement « neuf » ne signifie pas automatiquement que toute l’opération immobilière comporte de la TVA récupérable. Le traitement dépend notamment de la nature de la vente et de l’opération immobilière.

Exemple simplifié

Pour un investissement ou des dépenses comprenant de la TVA, la TVA récupérable ne correspond pas nécessairement à 20 % du montant TTC.

Par exemple, pour une dépense de 120 000 € TTC soumise à 20 % de TVA, la TVA comprise dans ce montant est de :

120 000 × 20 / 120 = 20 000 €

Le calcul doit donc toujours être effectué à partir du montant HT et du taux de TVA effectivement applicable.

Attention à la régularisation de la TVA immobilière

La récupération de TVA sur un immeuble constitue un avantage important, mais elle peut entraîner des obligations de régularisation lorsque l’affectation du bien change.

Pour certains immeubles immobilisés ayant ouvert droit à déduction, la période de régularisation de la TVA immobilière s’étend sur 20 années, année d’achèvement ou d’acquisition comprise selon le cas.

Une cessation prématurée de l’activité ou une modification de son utilisation peut donc avoir des conséquences en matière de TVA.

Il ne faut donc pas présenter la TVA récupérée à l’achat comme un avantage définitivement acquis indépendamment de la durée et des conditions d’exploitation.

Parahôtellerie : quel régime d’imposition sur les bénéfices ?

Les revenus tirés d’une activité parahôtelière relèvent en principe de la catégorie des BIC – bénéfices industriels et commerciaux.

Le régime fiscal dépend notamment du niveau de recettes et des caractéristiques de l’activité.

En 2026, les seuils des régimes micro-BIC ont été actualisés pour la période 2026-2028.

Le régime micro-BIC en 2026

Il faut être particulièrement prudent avec l’ancien seuil de 188 700 €, qui ne doit pas être présenté comme le seuil général actuel de la parahôtellerie.

Pour 2026, le BOFiP distingue notamment les activités hôtelières de certaines locations meublées et des autres activités BIC.

Pour les autres entreprises, le seuil du micro-BIC est fixé à 83 600 € pour les années 2026 à 2028, avec un abattement forfaitaire de 50 % pour la détermination du bénéfice imposable.

La situation exacte d’une activité parahôtelière doit donc être déterminée en fonction de la nature réelle de l’exploitation et de ses recettes.

Sous le micro-BIC :

  • les charges réelles ne sont pas déduites une par une ;
  • l’administration applique un abattement forfaitaire ;
  • les intérêts d’emprunt, travaux, assurances ou amortissements ne sont donc pas déduits individuellement du résultat micro.

Pour un projet avec des investissements importants, le régime réel peut être plus adapté, mais cela doit être étudié avec les chiffres réels de l’exploitation.

Le régime réel : déduction des charges et amortissements

Le régime réel permet de déterminer le résultat fiscal à partir des produits et charges effectivement constatés.

Selon les conditions applicables, peuvent notamment être pris en compte :

  • intérêts d’emprunt ;
  • assurances ;
  • frais de gestion ;
  • honoraires ;
  • entretien ;
  • certaines réparations et travaux ;
  • taxe foncière ;
  • frais de commercialisation ;
  • mobilier ;
  • amortissements des immobilisations.

L’amortissement permet de constater comptablement la consommation progressive de la valeur des biens immobilisés, selon leur nature et leur durée d’utilisation.

Il ne faut toutefois pas confondre amortissement comptable et déduction immédiate de la totalité du prix d’achat : le traitement est réalisé selon les règles comptables et fiscales applicables.

Parahôtellerie et déficits : attention au statut professionnel

Le traitement des déficits dépend notamment du caractère professionnel ou non professionnel de l’activité.

Il est donc incorrect d’affirmer systématiquement qu’un déficit parahôtelier est imputable sur le revenu global ou qu’il est reportable pendant six ans.

Pour les activités BIC professionnelles, les règles d’imputation des déficits peuvent permettre une imputation sur le revenu global sous certaines conditions. Pour les activités non professionnelles, les déficits suivent des règles différentes et sont notamment reportables sur les bénéfices de même activité selon les règles fiscales applicables.

La qualification de l’activité doit donc être examinée avant de calculer l’économie d’impôt attendue.

Parahôtellerie et LMP/LMNP : ce n’est pas la même chose

La distinction LMP/LMNP concerne la location meublée.

L’administration fiscale considère notamment qu’une activité de location meublée est professionnelle lorsque les recettes annuelles du foyer fiscal provenant de cette activité dépassent 23 000 € et sont supérieures aux autres revenus d’activité du foyer pris en compte par la réglementation.

La parahôtellerie repose, quant à elle, sur la nature de l’activité et notamment sur les prestations proposées aux clients.

Il ne faut donc pas écrire que « parahôtellerie = LMP » ou « parahôtellerie = activité automatiquement professionnelle ».

Une activité parahôtelière peut nécessiter une analyse distincte de son régime BIC, de sa TVA, de son statut social et de ses éventuels dispositifs d’exonération.

Les principaux avantages de la parahôtellerie

1. La possibilité de récupérer la TVA

Lorsqu’une activité est effectivement soumise à la TVA et que les conditions de déduction sont remplies, la récupération de TVA sur certaines dépenses peut améliorer fortement l’économie globale du projet.

C’est particulièrement important dans les investissements comportant des dépenses importantes soumises à TVA.

2. La déduction des charges au régime réel

Le régime réel permet de tenir compte des charges effectivement supportées par l’exploitation, selon les règles fiscales applicables.

3. L’amortissement des immobilisations

L’amortissement peut réduire le résultat fiscal imposable lorsque les conditions comptables et fiscales sont réunies.

4. Une activité commerciale structurée

La parahôtellerie permet de construire une véritable activité d’hébergement avec des prestations complémentaires, plutôt que de se limiter à la mise à disposition d’un logement.

5. Des dispositifs spécifiques concernant les plus-values

Sous certaines conditions, une activité professionnelle peut bénéficier des dispositifs d’exonération des plus-values professionnelles prévus par le CGI.

Mais ces dispositifs sont soumis à des conditions strictes de durée, de niveau de recettes, de nature de l’activité et de biens concernés.

6. Une stratégie patrimoniale potentiellement intéressante

Lorsqu’elle est correctement structurée, la parahôtellerie peut être étudiée dans une stratégie globale associant investissement immobilier, exploitation commerciale, financement, TVA et fiscalité des bénéfices.

Elle ne constitue toutefois pas un mécanisme permettant automatiquement de réduire tous les impôts liés à l’immobilier.

Parahôtellerie et IFI : l’exonération n’est pas automatique

L’idée selon laquelle « les biens parahôteliers sont exonérés d’IFI » est trop générale.

Pour qu’un bien immobilier affecté à une activité professionnelle puisse bénéficier d’une exonération au titre de l’IFI, les conditions prévues par le régime des biens professionnels doivent être examinées.

Il faut notamment tenir compte de la nature de l’activité, de son caractère professionnel, des modalités d’exercice et de la place de l’activité dans la situation du contribuable.

La simple existence de prestations parahôtelières ne suffit donc pas, à elle seule, à garantir une exonération d’IFI.

Parahôtellerie et plus-value immobilière : quelles règles en 2026 ?

La revente d’un bien utilisé dans une activité professionnelle peut relever, selon la situation, du régime des plus-values professionnelles.

L’article 151 septies du CGI prévoit notamment une exonération totale ou partielle de certaines plus-values professionnelles lorsque plusieurs conditions sont remplies, notamment une durée minimale d’exercice de l’activité et le respect de seuils de recettes.

Pour certaines activités comprenant la fourniture de logement, les seuils peuvent atteindre 250 000 € pour l’exonération totale et 350 000 € pour l’exonération partielle, selon la qualification exacte de l’activité. Le BOFiP précise expressément que certaines activités de chambres d’hôtes et de meublés de tourisme pouvant relever de la parahôtellerie peuvent entrer dans cette catégorie.

L’exonération prévue par l’article 151 septies est notamment subordonnée à une durée d’activité professionnelle d’au moins cinq ans.

Il faut également distinguer le régime des plus-values professionnelles à court et long terme et les règles spécifiques applicables aux immeubles. Une exonération « après 15 ans » ne doit donc pas être présentée comme une règle générale de la parahôtellerie.

Comment créer une activité de parahôtellerie en 2026 ?

La création d’une activité parahôtelière nécessite notamment de :

1. Déclarer l’activité

Les formalités de création ou de modification doivent être réalisées via le Guichet unique des formalités des entreprises, géré par l’INPI.

2. Obtenir les identifiants de l’entreprise

L’activité est enregistrée et reçoit notamment un numéro SIREN/SIRET permettant son identification administrative.

3. Définir précisément les prestations proposées

Avant de communiquer sur le caractère parahôtelier de l’activité, il est important de vérifier que les prestations réellement proposées répondent aux critères fiscaux.

4. Déterminer le régime fiscal

Il faut notamment comparer :

  • micro-BIC ;
  • régime réel ;
  • niveau des charges ;
  • amortissements ;
  • financement ;
  • recettes prévisionnelles ;
  • situation personnelle de l’exploitant.

5. Analyser la TVA avant l’investissement

Cette étape est particulièrement importante lorsque le projet comprend l’achat ou la construction d’un bien immobilier.

Il faut déterminer :

  • si l’opération immobilière comporte effectivement de la TVA ;
  • si l’activité est taxable ;
  • si la franchise en base peut s’appliquer ;
  • si une option TVA est pertinente ;
  • quelles dépenses ouvrent droit à déduction ;
  • quelles régularisations pourraient intervenir ultérieurement.

Parahôtellerie : quels sont les principaux pièges à éviter ?

Plusieurs erreurs peuvent réduire fortement l’intérêt fiscal du projet :

  • considérer qu’un logement Airbnb est automatiquement parahôtelier ;
  • compter une simple remise de clés comme une véritable réception ;
  • proposer un ménage uniquement entre deux clients ;
  • oublier les règles relatives au linge ;
  • croire que trois prestations accessoires suffisent toujours sans vérifier leurs modalités ;
  • confondre activité parahôtelière et statut LMP ;
  • appliquer automatiquement le seuil de 188 700 € au micro-BIC en 2026 ;
  • considérer que tous les déficits sont imputables sur le revenu global ;
  • considérer que tout investissement immobilier permet de récupérer la TVA ;
  • oublier les régularisations de TVA immobilière ;
  • considérer que la parahôtellerie entraîne automatiquement une exonération d’IFI ;
  • appliquer automatiquement une exonération de plus-value après 15 ans.

Parahôtellerie en 2026 : est-ce un investissement fiscalement intéressant ?

La parahôtellerie peut présenter un intérêt réel pour certains investisseurs, notamment grâce à la combinaison potentielle de la TVA, des charges déductibles, de l’amortissement et de certains dispositifs applicables aux activités professionnelles.

Mais sa rentabilité ne doit pas être calculée uniquement à partir de la TVA récupérable.

Il faut également intégrer :

  • le prix d’acquisition ;
  • le financement et les intérêts ;
  • les travaux ;
  • le mobilier ;
  • les frais de gestion ;
  • la conciergerie ;
  • la taxe foncière ;
  • les charges de copropriété ;
  • les assurances ;
  • les périodes de vacance ;
  • la TVA collectée sur les prestations ;
  • la fiscalité des bénéfices ;
  • les cotisations sociales éventuelles ;
  • la fiscalité à la revente ;
  • les éventuelles régularisations de TVA.

La parahôtellerie peut donc être pertinente, mais le montage doit être étudié avant l’acquisition du bien, car le choix du régime fiscal et de TVA peut avoir des conséquences importantes pendant l’exploitation comme lors de la revente.

FAQ sur la parahôtellerie en 2026

Combien de services faut-il pour être considéré comme parahôtelier ?

Il faut proposer au moins trois des quatre services de référence : petit-déjeuner, nettoyage régulier, fourniture de linge et réception de la clientèle, dans des conditions similaires à celles de l’hôtellerie professionnelle.

La parahôtellerie est-elle soumise à la TVA ?

Les prestations d’hébergement parahôtelier peuvent être soumises à la TVA lorsque les conditions fiscales sont réunies. La franchise en base peut toutefois dispenser l’exploitant de facturer la TVA tant que les conditions de ce régime sont remplies.

Quel est le taux de TVA de la parahôtellerie ?

Le taux applicable aux prestations d’hébergement hôtelier et parahôtelier est généralement de 10 %, sous réserve des règles propres à chaque prestation.

Peut-on récupérer la TVA sur un logement parahôtelier ?

Potentiellement oui, lorsque l’activité ouvre effectivement droit à déduction et que les dépenses concernées sont elles-mêmes soumises à TVA déductible. L’acquisition du bien doit toutefois être analysée précisément.

Quel est le seuil micro-BIC en 2026 ?

Le seuil dépend de la catégorie fiscale de l’activité. Pour les « autres entreprises » BIC, le seuil 2026 est de 83 600 €, avec un abattement de 50 %. Il ne faut donc pas appliquer automatiquement l’ancien seuil de 188 700 € à une activité parahôtelière.

La parahôtellerie permet-elle d’être exonéré d’IFI ?

Pas automatiquement. L’exonération des biens professionnels dépend du respect de conditions spécifiques qui doivent être examinées au regard de la situation de l’exploitant.

La parahôtellerie permet-elle d’être exonéré de plus-value ?

Certaines exonérations de plus-values professionnelles peuvent s’appliquer lorsque toutes les conditions légales sont réunies, notamment celles relatives à la durée d’exercice et aux recettes.

Conclusion : la parahôtellerie doit être étudiée avant l’achat

La parahôtellerie constitue un régime particulièrement intéressant à étudier pour les investisseurs souhaitant développer une activité d’hébergement avec des services proches de ceux de l’hôtellerie.

Son intérêt repose notamment sur la possibilité, selon la situation, de bénéficier de la TVA, de déduire les charges au réel, d’amortir certaines immobilisations et d’accéder à certains dispositifs fiscaux applicables aux activités professionnelles.

Mais les avantages fiscaux ne sont pas automatiques. Le choix du régime BIC, le traitement de la TVA, la qualification des prestations, le statut professionnel ou non professionnel et la fiscalité de la revente doivent être étudiés ensemble.

Une analyse préalable permet ainsi d’éviter qu’un montage présenté comme « fiscalement avantageux » ne devienne finalement coûteux à cause d’une mauvaise qualification ou d’une récupération de TVA suivie d’une régularisation.

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