Réception des factures électroniques : bonnes pratiques pour assurer la continuité de l’activité
Comment réagir lorsqu’une même facture est reçue par plusieurs canaux ?
Lorsqu’une facture parvient à l’entreprise via différents moyens de transmission (plateforme électronique, e-mail, PDF ou courrier), il est essentiel d’éviter tout traitement en double. Une même opération ne doit jamais entraîner plusieurs paiements, plusieurs enregistrements comptables ou plusieurs déductions de TVA.
Avant toute action, l’entreprise doit vérifier si les documents reçus correspondent effectivement à une seule et même facture. Cette vérification peut s’appuyer sur différents éléments tels que le numéro de facture, les coordonnées du fournisseur et du client, la date d’émission, les montants facturés ainsi que les informations liées au traitement électronique lorsqu’elles sont disponibles.
Lorsque ces données concordent, il convient de considérer qu’il s’agit d’un unique document transmis par plusieurs canaux. L’entreprise peut alors retenir une version de référence pour son traitement comptable et administratif, tandis que les autres exemplaires seront identifiés comme des copies ou des duplicatas.
Si la réception multiple résulte d’une régularisation, d’un problème technique ou d’une phase de transition liée à la réforme, il est recommandé de conserver une trace des vérifications effectuées. Cette documentation permettra de justifier qu’une seule facture a été comptabilisée, réglée et prise en compte pour la TVA.
En cas d’incertitude sur l’origine ou la nature des documents reçus, il est préférable de contacter le fournisseur ou la plateforme concernée afin d’obtenir des précisions, tout en veillant à ne pas interrompre inutilement le processus de traitement.
Quels justificatifs conserver en cas de traitement d’une facture dans un contexte exceptionnel ?
Durant la période de transition vers la facturation électronique, les entreprises ont intérêt à conserver les éléments démontrant les difficultés rencontrées et les actions mises en œuvre pour les résoudre.
Cette documentation peut inclure la facture concernée, les bons de commande ou contrats associés, les échanges avec le fournisseur, la plateforme de facturation, l’éditeur de logiciel, l’expert-comptable ou tout autre prestataire impliqué. Les preuves d’incidents techniques, de rejets ou de corrections effectuées peuvent également être utiles.
L’objectif n’est pas de multiplier les formalités administratives, mais de pouvoir démontrer, en cas de contrôle ou de demande de l’administration, que l’entreprise a agi avec diligence, a poursuivi le traitement de ses factures et a entrepris les démarches nécessaires pour se conformer au dispositif réglementaire.

