Taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) : ce qu’il faut savoir
Vérifié le 24 août 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
Vous possédez ou occupez une résidence secondaire en France ? Vous êtes généralement concerné par la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Depuis le 1er janvier 2023, la taxe d’habitation sur les résidences principales a été supprimée, mais elle continue de s’appliquer aux logements qui ne constituent pas l’habitation principale.
Qui est redevable de la THRS ?
La THRS est due pour l’année entière. Pour déterminer la personne imposable, l’administration fiscale prend en compte la situation du logement et son occupant au 1er janvier de l’année d’imposition.
Vous êtes concerné lorsque vous disposez de manière permanente d’une résidence secondaire meublée. Il s’agit d’un logement qui n’est pas votre résidence principale, mais que vous pouvez utiliser librement et à titre privé.
La taxe peut donc concerner :
- le propriétaire du logement ;
- le locataire qui dispose du logement à l’année ;
- une personne occupant gratuitement le logement.
Ainsi, une personne qui loue une résidence secondaire pendant toute l’année doit également acquitter la THRS et reçoit un avis d’imposition correspondant.
Cas particulier du loueur de locaux meublés
Si vous louez des locaux meublés qui constituent, en totalité ou en partie, votre résidence secondaire, la THRS est normalement établie à votre nom.
Une exception existe lorsque les locaux sont aménagés et destinés exclusivement à la location.
Logement utilisé pour des raisons professionnelles
Si votre activité professionnelle vous conduit à occuper un logement situé près de votre lieu de travail, celui-ci peut être considéré comme une résidence secondaire. Il en va également ainsi pour certains logements de fonction.
Dans certaines situations, vous pouvez toutefois obtenir, sur réclamation, un dégrèvement de THRS.
Résidence secondaire : faut-il effectuer une déclaration ?
Les propriétaires d’un local destiné à l’habitation doivent transmettre une déclaration d’occupation à l’administration fiscale.
Cette démarche doit être réalisée avant le 1er juillet lorsqu’il s’agit :
- d’un logement qui n’a encore jamais été déclaré ;
- d’un logement dont la situation a changé depuis la dernière déclaration.
Le propriétaire doit notamment préciser s’il conserve la jouissance du bien et indiquer son type d’occupation :
- résidence principale ;
- résidence secondaire ;
- logement vacant.
Si le logement est occupé par une autre personne
Lorsque le bien est occupé par un tiers, par exemple un locataire ou une personne hébergée gratuitement, son identité doit être renseignée.
Les informations demandées comprennent notamment :
- le nom ;
- le prénom ;
- la date de naissance ;
- le pays, le département et la commune de naissance.
La déclaration doit être effectuée depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr, dans la rubrique « Gérer mes biens immobiliers ».
Si la déclaration ne peut pas être réalisée en ligne, il convient de contacter l’administration fiscale afin de connaître les modalités adaptées à votre situation.
Attention : l’absence de déclaration ou une déclaration comportant des informations erronées peut entraîner une amende de 150 € par local concerné.
Quels logements sont soumis à la THRS ?
La taxe d’habitation sur les résidences secondaires concerne principalement les logements meublés qui ne constituent pas la résidence principale ainsi que certaines dépendances.
Pour être imposable, le logement doit être suffisamment meublé pour pouvoir être utilisé comme habitation.
La THRS peut notamment concerner :
- une maison individuelle utilisée comme résidence secondaire ;
- un appartement utilisé comme résidence secondaire ;
- les dépendances immédiates du logement, comme un garage ou un parking privatif.
Ces dépendances peuvent être taxées même lorsqu’elles ne sont pas meublées ou qu’elles ne sont pas directement attenantes au logement.
Règles particulières en ZFRR
Pour l’imposition 2026, des dispositions spécifiques peuvent s’appliquer dans les zones France ruralités revitalisation (ZFRR), avec notamment la possibilité d’exonérer certains locaux sous certaines conditions.
À partir de l’imposition 2027, le dispositif évolue. L’exonération de THRS ne sera plus uniquement limitée aux meublés de tourisme ou aux chambres d’hôtes situés en ZFRR.
Les communes et les EPCI pourront décider d’exonérer certains locaux classés comme meublés de tourisme ou certaines chambres d’hôtes situés sur leur territoire.
Pour que l’exonération soit applicable en 2027, la délibération correspondante de la commune ou de l’EPCI doit être adoptée avant le 1er octobre 2026.
Dans quels cas peut-on être exonéré de THRS ?
Certaines situations particulières permettent de bénéficier d’une exonération de taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Entrée en Ehpad ou dans un établissement spécialisé
Lorsqu’une personne quitte sa résidence principale pour intégrer un établissement spécialisé, comme un Ehpad, une maison de retraite ou un centre de soins de longue durée, l’établissement devient sa résidence principale à partir de l’année suivant son admission.
L’ancien logement est alors considéré comme une résidence secondaire.
Toutefois, la personne peut bénéficier d’une exonération de THRS sur son ancien logement à partir de l’année suivant son entrée dans l’établissement.
Les autres résidences secondaires qu’elle possède restent, quant à elles, soumises à la taxe.
Retour d’expatriation dans certaines circonstances
Une personne qui revient en France après une expatriation faisant suite à un appel à quitter sa zone de résidence ou à une opération de retour collectif peut, dans certaines circonstances, bénéficier d’un dégrèvement de THRS.
Cette possibilité peut concerner le logement qui constituait sa résidence principale en France avant son départ.
Pour obtenir ce dégrèvement, une réclamation auprès de l’administration fiscale doit être déposée.
Comment est calculée la THRS ?
Le montant de la THRS repose principalement sur la valeur locative cadastrale du logement et de ses dépendances.
Cette valeur est régulièrement revalorisée, notamment en fonction de l’évolution des prix.
Le calcul repose ensuite sur le taux d’imposition applicable :
Valeur locative cadastrale × taux d’imposition = montant de la taxe
Le taux peut varier d’une commune à l’autre. Le montant final dépend donc notamment de la localisation du bien et de ses caractéristiques.
Peut-on calculer soi-même le montant de sa THRS ?
Il n’est pas possible d’obtenir une estimation parfaitement fiable simplement à partir de quelques informations sur le logement. Le calcul fiscal repose sur différents éléments liés notamment aux caractéristiques et à la consistance du bien.
Si vous souhaitez connaître une estimation de votre taxe, vous pouvez contacter le service des impôts fonciers compétent pour la commune où se trouve votre résidence secondaire.
Dans quels cas la THRS peut-elle être majorée ?
Certaines communes peuvent appliquer une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Cette mesure concerne notamment certaines communes situées en zone tendue, caractérisées par un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logements.
Sont notamment concernées :
- les communes appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants présentant un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements ;
- certaines communes dans lesquelles la proportion de logements utilisés comme habitations autres que les résidences principales est particulièrement élevée.
Ces communes correspondent notamment aux territoires dans lesquels peut s’appliquer la taxe sur les logements vacants (TLV).
Un simulateur officiel permet de vérifier si une commune se trouve dans le périmètre concerné.
Une majoration décidée par la commune
La majoration de THRS ne s’applique pas automatiquement partout. Elle doit faire l’objet d’une délibération du conseil municipal.
Pour les communes présentant notamment une forte proportion de logements qui ne sont pas des résidences principales, la majoration peut s’appliquer depuis le 1er janvier 2024.
Peut-on demander une exonération de la majoration ?
Dans certaines situations, il est possible de demander une exonération de la majoration de THRS.
Cela peut notamment concerner les personnes :
- contraintes, pour des raisons professionnelles, d’occuper un logement de fonction ou une résidence secondaire distincte du logement principal de leur famille ;
- dont la résidence principale est devenue un établissement de soins de longue durée et dont l’ancien logement est désormais considéré comme une résidence secondaire ;
- dont la résidence secondaire ne peut pas être habitée pour une raison indépendante de leur volonté, par exemple lorsque des travaux importants sont nécessaires pour rendre le logement normalement habitable.
La demande doit être adressée au centre des impôts dont dépend le logement concerné.
À retenir sur la THRS
La THRS continue de s’appliquer aux résidences secondaires alors que la taxe d’habitation sur les résidences principales a été supprimée depuis 2023. Son montant dépend notamment de la valeur locative cadastrale du bien, du taux voté localement et, dans certaines communes, d’une éventuelle majoration.
La situation du logement au 1er janvier est déterminante pour l’imposition. Les propriétaires doivent également veiller à maintenir à jour leur déclaration d’occupation dans leur espace fiscal.
Enfin, certaines situations particulières peuvent ouvrir droit à une exonération ou à un dégrèvement, notamment dans le cadre d’un hébergement en établissement spécialisé, de certaines situations professionnelles ou de circonstances exceptionnelles liées à une expatriation.

